Le loup vu par l'homme au Moyen-Age

 

On a connaissance aujourd’hui de nombreuses légendes, contes ou mythes venant du Moyen-Age et ayant un rapport avec les loups. En effet, ceux-ci étaient très nombreux au Moyen-Age, et ces textes peuvent nous faire comprendre quelle était la vision du loup par l’ homme.

Tout d'abord, «la petite fille épargnée pas les louveteaux » est une lettre écrite par Egbert de liège au XI ème siècle. 

Ce conte a tout d’ abord été durant de nombreux siècles un conte oral.

De nombreuses versions différentes sont donc racontées car elles sont déformées au fil du temps. Parmi les plus sanglantes de ces histoires, on raconte  au XI ème siècle que le loup aurait mangé la grand mère. La petite fille, venant rendre visite à sa grand mère, ne se doute de rien et obéit maintenant à celle qu’ elle croit être sa grand mère mais qui n’est autre que le loup. La petite fille va donc devoir manger de la viande et boire un peu de vin qui n’est autre que le corps de sa grand mère. Lorsqu’ elle mangeait le corps de sa grand mère, elle serait tombée sur les dents de celle-ci mais le loup aurait comparé cela à des haricots.

Ce conte nous montre bien la figure récurrente du loup au Moyen-Age et qui peut encore être la même encore aujourd’hui avec par exemple la version moderne du petit chaperon rouge. Le loup interprète donc le danger, la fillette s’ aventure ici avec quelqu’un qu’elle ne connaît pas. Il montre aussi l’inconnu du monde extérieur, par exemple au moment où la petite fille fait preuve de curiosité pour savoir ce que sont ces morceaux durs dans la viande, et croit le loup lorsqu’il lui dit que ce ne sont que des haricots. Cela montre aussi une des grandes qualités du loup, c’est à dire la patience, car il sait attendre la petite fille dans le lit de sa grand mère. Mais cette histoire peut aussi donner une sorte de morale car la mère de la petite fille lui avait dit de ne pas s’ aventurer en chemin, il y a donc ici une certaine punition en cas de désobéissance.

Ensuite, une légende elle aussi du Moyen-Age , « la légende de la fondation de Stavelot » nous montre que le loup n’ était pas aimé au Moyen Age car les personnes de l’époque le caricaturaient comme la figure du malin. Ces légendes sont en fait basées sur des faits réels. Le loup était en effet très présent dans les villes au Moyen-Age. Il y avait de nombreuses famines dues aux guerres, il n’y avait donc plus de nourriture dans les campagnes et ces loups essayaient de trouver de la nourriture dans ces villes insalubres, souvent dans les cimetières où ils déterraient les cadavres. Le loup devient donc à cette époque anthropophage : Manger ces cadavres l’a incité à manger des personnes vivantes, il va donc petit à petit s’attaquer à des proies faciles comme par exemple les enfants.  Ces faits réels ont aussi donné naissance à la légende du loup garou, apparu aussi à cette époque… Des hommes prendraient pendant les nuits de pleine lune selon la légende, tous les atouts du loup, c’est à dire sa puissance musculaire, son agilité, sa ruse, ainsi que sa férocité, tout en gardant un minimum d’ aspect physique humain. De plus, au XII ème siècle, de nombreuses personnes avaient l’habitude de courir dans les champs les nuits de pleine lune munies de peau de loup afin d’ effrayer les populations. Ceci n’a fait qu’ augmenter cette peur du loup et accentuer cette légende de loup garou en la rendant beaucoup plus vivante. Ceci ayant quelques conséquences car beaucoup de personnes ont étés condamnées à être brûlées au bûcher pour s’être soit disant transformées en loup garou.

Dans les mystères, pièces de théâtre jouées dans les cathédrales au Moyen-Age, les acteurs incarnant le diable étaient habillés d’une peau de loup pour qu’ on reconnaisse leur personnage. Puisque le loup était considéré comme un messager du malin, et le restait notamment à cause de cette représentation. Dans ces croyances, le loup serait l’ incarnation du malin, certaines familles croyaient que si un couple avait 7 fils, le dernier serait un loup, selon le mythe du loup garou, tout comme l’enfant d’un prêtre et d’une femme mariée…

Dans les chroniques aussi, quand il était question du loup, il était souvent écrit « le loup aime la chair humaine » ce qui incitait les lecteurs à avoir une peur encore plus grande du loup car ils craignaient ainsi pour leur vie. Les attaques du loup sont aussi racontées beaucoup de fois par les témoins des attaques, ce qui augmente encore une fois cette peur. Cependant, selon certaines croyances, le loup serait un personnage très accueillant. Ceci est en effet basé sur les légendes antiques comme par exemple celle de Romulus et Remus qui auraient étés élevés par une louve. Ces personnages sont à l’époque une infime partie de la population.

Tous les points négatifs concernant le loup à cette époque, ne sont dûs qu’au fait que l’homme ne connaissait pas cet animal, pouvant avoir de grandes qualités, et ne cherchant qu’à se nourrir avec ce qu’ il trouvait sur son chemin.

 

 

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